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Semaine assez chargée de plein de choses.
Je suis passée par à peu près toute la palette des émotions, on va dire.
De la peur au soulagement, de l'inquiétude au rire, de l'ennui (JAPD, quand tu nous tiens .. ) aux larmes, de l'amour à l'euphorie, de l'amitié au doute, du "rien-à-foutre" au dégout le plus total, de la curiosité à l'émerveillement, de la joie la plus sincère à la certitude ...
Ca résume très vite, je l'accorde. Mais je ne vais pas détailler
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Zou, changement de sujet.
Hier, direction l'Espace Malraux pour aller voir " Beaucoup de bruits pour rien", de William Shakespeare ( mon copain ), par la troupe des 26 000 couverts.
Chose que je n'avais pas fait attention, c'est que cette troupe de théâtre est une troupe de théâtre ... de rue!
2OhOO, j'arrive une demi-heure à l'avance, je vais pour rentrer dans le hall, mais depuis l'extérieur, on entend une alarme. Moi, j'ai peur de rien, je rentre, une vraie aventurière.
<< Mademoiselle, désolée, mais veuillez sortir, nous faisons sortir tout le monde. >>
" Tiens, c'est marrant que pour la pièce " Beaucoup de bruit pour rien", il y ai l'alarme, tiens ... "
Retrouvage de deux filles que je connais et arrivée de Toma qui, lui, est persuadé que ça fait parti de la pièce, ce vacarme.
<< Mais REGARDE, y'a une nana de l'accueil, j'l'ai jamais vu, j'suis sûr que c'est fait exprès. >>
" Mouais, peut-être, mais on verra bien, de toute façon. "
Je ne peux pas tout raconter dans un article, tellement c'était époustouflant, mais tous les comédiens étaient bien, tous faisaient rire.
Les "problèmes" de l'alarme ont fait que la salle était "inondée", qu'il y avait eu une "baston" entre les membres de la troupe, que le metteur en scène était "parti", que ce serait peut-être "annulé ".
Tout ça fait que toute la pièce s'est passée dehors. Et ce n'était pas du Shakespeare, mais bel et bien une création dont l'intrigue est de faire croire au public que tout est spontané, improvisé, comme si la troupe était prise au dépourvu. Ce qui fait que tout s'est passé dehors, sur la place. A mourir de rire. Une scène de la pièce de Shakespeare avec du flamenco joué a la guitare par le comédien qui jouait un vagabond un peu bourré, l'acteur-prêtre avec son " je le joue lubrique, le prêtre du coup ?", le " Mais alors, c'est quoi ton ptit nom?" " France." * fait le tour de la personne* " Héhéhééééé je fais le tour de France! ", la comédienne-spectatrice " Excusez-moi, je suis professeur des classes théâtre, et avec mes terminals, nous étudions shakespeare, je voudrais voir l'espace scénique, si c'est possible" et moi à Toma :" hééééé les terminals classe théâtre, c'est nous!!!! :D", le " PARLEZ PLUS FORT MADEMOISELLE!!", le " Ah mais c'est écrit dans la didascalie que je devais m'évanouir", le feu, la scène finale, la ronde de fin magnifique et puis tellement d'autres choses encore...
En fait, j'ai raconté, du coup.
Mais c'était vraiment ENORME !
Et dire que j'ai failli rater ça, damned.
Bravo l'équipe. Vraiment.
pix : Doisneau, le Grand :]